Avraham B. Yehoshua et Emmanuelle Pireyre ont reçu le Prix Médicis

08/11/2012

L’un des plus grands écrivains israéliens, Avraham B. Yehoshua, a été couronné mardi à Paris par le Prix Médicis étranger pour «Rétrospective» (Grasset), roman mélancolique sur les mystères de la création artistique, a annoncé le jury du prix littéraire français.

Né en 1936 à Jérusalem dans une famille d’intellectuels séfarades, Avraham B. Yehoshua a été désigné au premier tour par six jurés sur dix.

Il est connu pour son engagement dans le camp de la paix, aux côtés des écrivains Amos Oz et David Grossman, lui-même couronné par le Médicis étranger en 2011 pour «Une femme fuyant l’annonce» (Seuil). 

L’auteur de «L’Amant» ou de «Monsieur Mani» a remporté de nombreuses récompenses littéraires et ses livres sont traduits en une trentaine de langues.

«Rétrospective» est un gros roman de près de 500 pages qui prend comme fil conducteur la réalisation d’un film. Il met en scène un célèbre réalisateur israélien, Yaïr Mozes, âgé de 70 ans, avec un scénariste, une actrice et un directeur de la photographie. Leurs rapports conflictuels illustrent les tensions auxquelles se heurtent tous les créateurs.

Par ailleurs, le Prix Médicis récompensant un écrivain français a été attribué à Emmanuelle Pireyre, 43 ans, pour son quatrième roman, «Féerie générale» (Editions de l’Olivier).

Ce roman-collage, dans lequel réalité et fiction s’entremêlent, est construit comme une succession d’histoires où les langages se télescopent: récit, introspection, langage parlé, SMS, courriels, rap…

Pour l’écrire, l’auteure, qui a écrit plusieurs fictions radiophoniques et donne régulièrement des lectures-performances, s’est abreuvée à beaucoup de sources: articles, sociologie, manuels pratiques, littérature, retenant «les idées qui lui plaisent».

Source: Le Temps (Culture)