Lauréat
Ouvrage
Jury du prix 08
Remise du Prix le 14 mars 2008 par Madame Christine Albanel, Ministre de la Culture et de la communication dans les salons de l’hôtel de Vallois.
Le premier prix littéraire franco-israélien " Raymond Wallier" – Fondation France Israël, a été remis vendredi le 14 mars 2008 par Madame Christine Albanel, Ministre de la culture et de la communication, et M. Jacques Huntzinger, Président de la Fondation France -Israël, en présence de M. Daniel Shek, Ambassadeur d'Israël en France, et de M. Jean-Michel Casa, Ambassadeur de France en Israël.
Cérémonie qui a eu lieu au Ministère de la culture et de communication réunissait une importante délégation des écrivains israéliens venus pour le salon du livre dont l'invité d'honneur cette année est la littérature israélienne.
Le prix littéraire franco - israélien « Raymond Wallier » est destiné à couronner une œuvre littéraire, de langue française ou de langue hébraïque traduite en français. La préférence sera donnée à une oeuvre dont l’apport participe à une meilleure connaissance d’Israël en France ou de la France en Israël. Cette oeuvre sera reconnue pour sa qualité littéraire.
Ce prix a été crée à l’initiative de la famille Wallier – Helft afin d’honorer la mémoire de Monsieur Raymond Wallier, profondément investi dans la relation entre la France et Israël, notamment en tant que Président de « l’Aide à Israël ». C’est cet engagement familial affirmé de longue date que ses descendants ont souhaité poursuivre, par la mise en place de ce prix littéraire.
La Fondation France Israël, dont la mission est d’œuvrer pour une meilleure connaissance réciproque entre les sociétés française et israélienne, accompagne et parraine la mise en place de ce prix, souhaitant ainsi contribuer à l’ouverture et à la résonance littéraire entre ces deux cultures.
Ce premier roman, nous a paru dévoiler un talent encore neuf assaisonné d’un humour incontestable. La mise en parole et en situation des personnages, répond avec force et sans indulgence à certaines conditions de la vie en Israël. Par son intérêt littéraire et l’ouverture sur la société israélienne contemporaine, ce roman a réuni l’adhésion du jury.
Eshkol Nevo est né à Jérusalem en 1971. Après une enfance passée à Detroit et dans différentes villes israéliennes, il débute une carrière de publicitaire, avant de se tourner vers l’écriture. Son premier roman, Quatre maisons et un exil, est resté sur les listes de meilleures ventes pendant de longs mois en Israël. Il sera publié dans la plupart des pays européens. Haut de page
"Quatre maisons et un exil" roman traduit de l’hébreu par Raïa Del Vecchio Editions Gallimard (Du Monde Entier)
La cloison est mince entre le petit appartement d’Amir et de Noa, et celui des propriétaires, Moshé et Sima. Amir et Noa sont étudiants, l’un à Tel Aviv, l’autre à Jérusalem ; ce petit deux pièces dans une maison mitoyenne à Maoz Sion, localité située à mi-chemin entre les deux villes, leur paraissait donc comme la solution idéale. Mais la cohabitation n’est pas simple, ni entre eux, ni avec les voisins, qui ont deux enfants, et leurs propres problèmes. Sima, devenue femme au foyer, s’ennuie, et les pressions de la famille très religieuse de Moshé, sont source de conflits entre eux, d’autant que les parents de Moshé habitent au dernier étage de la maison. Les voisins d’en face se débattent avec d’autres déchirures : leur fils Guidi est tombé comme soldat au Liban, et Yotam, son petit frère, se sent délaissé, traîne dans les terrains vagues, sèche l’école, et se confie à Amir. Dans les rues de Maoz Sion travaille également Sadek, l’ouvrier arabe qui reconnaît dans la maison de la famille de Moshé celle que ses parents ont quitté en 1948 et dont sa mère a toujours la clef... À travers ce kaléidoscope narratif de destins croisés, Eshkol Nevo décrit un pays traversé par des failles de plus en plus profondes : entre Israéliens et Palestiniens d’abord, entre religieux et laïques, entre gens désireux de poursuivre le processus de paix et ceux figés dans la peur et le deuil. Mais il dessine aussi une société où l’espoir et les rêves sont omniprésents dans le quotidien, et où tout reste encore à faire. Haut de page
Monsieur Jean d’Ormesson
Monsieur Haïm Gouri
Monsieur Claude Vigée
Jury 2008
Membres permanents:
Mme Claudine Helft, Ecrivain, critique littéraire
M. Michel Abitbol, Professeur des Universités
Monsieur M. Guy Wallier, Homme d’affaires
Membres du jury 2008
3 Membres français 2008 :
Mme Clémence Boulouque, écrivain
M. Jean Blot, Haut fonctionnaire à l’ONU et à l’UNESCO, écrivain
M. Jean-Yves Masson, Professeur de littérature comparée à la Sorbonne, écrivain
3 Membres israéliens 2008
Dr. Tamar Golan, Ancien Ambassadeur d’Israël à Luanda pour l’Angola, les Congos, écrivain et journaliste
M. Emmanuel Halperin, Homme de culture
M. George Sarfati, Professeur de linguistique à l’université de Clermont Ferrand, ancien directeur de la section française de l’Université de Tel Aviv. Haut de page